La malaria
Article mis en ligne le 6 juin 2008

par André Petithan
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Cet article est une adaptation d’un travail de groupe réalisé en 2007-2008 par des élèves de 2e année.

La malaria

PROFESSEUR : Mme Colaux

GROUPE : JURAKHOLOVA Lobar, LE Elodie, THIERRY Noémie

BRANCHE : Sciences(activité au choix)

  • Introduction
  • Définition
  • Facteurs environnementaux
  • Localisation géographique
  • Symptômes
  • Diagnostic
  • Traitements
  • Hérédité
  • Évolution
  • Lexique
  • Mots Croisés

INTRODUCTION

Le paludisme, appelé aussi malaria est un parasite transmis par la piqûre d’un moustique femelle provoquant des fièvres intermittentes. Avec plus de 300 à 500 millions de malades et 1,5 à 2,7 de millions de décès par an, le paludisme demeure le parasite tropical le plus important. 80 % des cas sont enregistrés en Afrique subsaharienne.

La maladie a été découverte le 6 novembre 1880 par un médecin de l’armée française, Alphonse Laveran. C’est en 1997 qu’un médecin anglais Ronald Ross prouva que les moustiques étaient les vecteurs de la malaria. Mais avant, on pensait que le mauvais air de marécages de Palud était incriminé. Palud qui est la zone de marécages en France donna son origine au mot « paludisme ».

DÉFINITION

La malaria est une maladie fréquente et grave. C’est une maladie potentiellement mortelle transmise par la piqûre d’un moustique, Anophèle femelle. Les parasites transmis sévissent à l’état endémique, infectent les cellules hépatiques puis circulent dans le sang, en colonisant les globules rouges et en les détruisant.

FACTEURS ENVIRONNEMENTAUX

Les variations de température influent directement sur la transmission du paludisme. Les risques de la transmission diminuent avec l’éloignement de l’équateur. Et aussi, la variation de la pluviosité est un des facteurs importante. Parfois, des pluies trop abondantes peuvent « laver » les sites larvaires du vecteur et diminuer ainsi l’intensité de la transmission. Souvent, l’augmentation de la pluviosité entraîne aussi l’augmentation de la transmission.

Les précipitations, la température la végétation et l’altitude des terres peuvent être la prédominance du paludisme aux facteurs environnementaux.

LOCALISATION GÉOGRAPHIQUE

Le paludisme touche 90 pays, essentiellement les plus pauvres d’Afrique, d’Asie et d’Amérique latine. Dans les années 1950, le paludisme a été éradiqué d’une grande partie de l’Europe et d’une grande partie de l’Amérique centrale et du Sud. La maladie touche également les touristes : sur cent mille d’entre eux se rendant dans une zone impaludée, trois mille rentrent dans leur pays infectés par l’une des formes connues de plasmodium

L’Afrique est le continent le plus touché par le paludisme ; il concerne 95 % des cas importés en France. Le danger est quasi-nul en Afrique du Nord, mais majeur en Afrique de l’Est, en Afrique subsaharienne et en Afrique équatoriale.

En Asie, le paludisme est absent des grandes villes et plutôt rare dans les plaines côtières. Le danger est majeur dans les zones rurales du Cambodge, de l’Indonésie, du Laos, de la Malaisie, des Philippines, de la Thaïlande, du Viêtnam et en Chine dans le Yunnan et à Hainan.

Dans les Antilles, le paludisme sévit à Haïti et près de la frontière dominicaine.

En Amérique centrale, il existe quelques micro-zones, mais le risque est relativement faible.

En Amérique du Sud, le risque est faible dans les grandes villes, mais réel dans les zones rurales en Bolivie, en Colombie, en Équateur, au Pérou et au Venezuela, et majeur dans toute la zone amazonienne.

Il faut signaler que l’anophèle (vecteur de la malaria) ne peut pas vivre au dessus d’une certaine altitude, donc il n’y a pas de contamination possible dans les régions montagneuses des pays touchés par le paludisme. Par exemple, à Madagascar, le paludisme sévit le long des côtes mais pas dans la capitale Tananarive située à environ 1400 mètres d’altitude.

Prévalence élevé de la Chloriquino-resistance ou multi-resistance
Chloriquino-resistance présente
Pas de plasmodium falciparum ou de chloriquino-resistance
Pas de paludisme

SYMPTÔMES

Les symptômes de la maladie commencent par la fatigue et des tremblements. Les malades perdent leur appétit et ils auront des vertiges. Les symptômes sont la fièvre et les signes grippaux, incluant des frissons, des maux de tête, des douleurs musculaires ainsi que des douleurs articulaires.

Des nausées, des vomissements et la diarrhée peuvent être également présents. La malaria peut causer de l’anémie et une jaunisse appelée aussi ictère en raison de manque des globules rouges. L’infection avec l’un des types de cette maladie sans être traitée peut causer une défaillance d’organes, de la confusion mentale, un coma, voire la mort.

DIAGNOSTIC

La confirmation du diagnostic se fait par un examen sanguin. Une goutte de sang est déposée sur une lame de microscope afin de visualiser le parasite. D’autres tests rapides et faciles sont disponibles pour détecter la présence du parasite dans des zones isolées ne possédant pas de laboratoire.

TRAITEMENTS

Pendant longtemps, les traitements faisaient appels à la chloroquine, la quinine et la sulfadoxine-pyriméthamine ainsi que la méfloqine, l’amodiquine et la doxycycline. Mais peu après le taux d’échec dépasse 25 % et les traitements devenaient inefficaces.

Mais face au paludisme, il existe un traitement : Les ACT (combinaisons à base d’artémisimine) tels que le Coartem, et aussi Lonar et Riamet. Des traitements recommandé par l’OMS.

Les traitements varient d’un endroit à l’autre en raison de l’émergence de résistances très variées aux antipaludiques. Il faudra donc se renseigner chaque fois auprès du corps médical en place pour connaître le schéma le plus adapté.

HÉRÉDITÉ

La malaria congénitale touche environ 5 % des nouveau-nés de mères infectées et est en relation directe avec la quantité de parasites dans le placenta.

Contrairement aux autres formes de malaria, la malaria de l’enfant ne s’accompagne pas ou peu souvent d’une atteinte rénale à type d’insuffisance de filtration des reins (insuffisance rénale) ni d’une collection liquidienne dans les poumons (œdème pulmonaire aigu). Dans cette variété de la malaria, le traitement est généralement efficace et rapide.

ÉVOLUTION

L’évolution de la maladie.
Elle survient de 2 à 8 jours après la piqûre du moustique.
Elle évolue de façon caractéristique en 3 phases successives.
- Début brutal marqué par des frissons intenses.
- Suivi de pics fébriles (la température corporelle augmente de 40° à 41°). L’état du patient est alarmant.
- Enfin sueurs abondantes précédant la disparition totale de la fièvre.

Chaque accès dure de 6 à 8 heures. Sans traitement spécifique, les accès se répètent pendant 3 semaines avant de disparaître laissant une malade très fatigué. Ils se répètent sur un rythme tierce (1ère, 3ème, 5ème, 7ème jours) ou sur un rythme quart (1ère, 4ème, 7ème jours) en se variant d’un type à l’autre.

LEXIQUE

- Un parasite - un parasite est un organisme vivant qui se nourrit, s’abrite ou se reproduit en établissant une interaction durable avec un autre organisme
- Alphonse Laveran - est un médecin militaire et parasitologue français, pionnier de la médecine tropicale
- Ronald Ross - médecin bactériologiste et entomologiste britannique de l’armée des Indes
- Anophèles - sont des moustiques de l’ordre des Diptères, de la famille des Culicidae sous famille des Anophelinae appartenant au genre Anopheles, et qui sont responsables de la transmission du paludisme à l’homme.
- Endémique - une maladie est dite endémique d’une région si elle y sévit de manière permanente
- Les cellules hépatiques - sont les cellules du foie.
- Les Antilles - sont un groupe d’îles, situé dans la mer des Caraïbes, et bordé au Sud par l’Amérique du Sud, au Sud-Ouest par l’Amérique centrale et au Nord-Ouest par les États-Unis.
- Des vertiges - sensation de malaise et d’anxiété lorsque le sujet se trouve en hauteur.
- Les ACT - est le principe actif isolé de la plante armoise annuelle Artemisia annua.
- Le placenta - est une annexe embryonnaire caractéristique des mammifères placentaires aussi appelé euthériens, mais qui existe également sous d’autres formes chez d’autres animaux et végétaux.

MOTS - CROISÉS

1) Qui est le vecteur de la maladie/ Par quel insecte la malaria est-elle transmise ?

2) Quel est le nom de ce moustique ?

3) Par qui a été découvert le paludisme ?

4) Quel est le continent le plus touché par le paludisme ?

5) Que détruisent les parasites transmises ?

6) Comment est appelée autrement la jaunisse ?

7) Quel est le seul traitement efficace contre la malaria ?



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