2012 - 2013 : Labo pollution de l’air des locaux
Article mis en ligne le 29 janvier 2013

par Jean-Paul Sprumont
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Certaines personnes connaissent des crises d’asthme allergique dans des endroits pollués par des microorganismes, telles les moisissures. Dans quelle mesure les différents lieux de notre école sont-ils contaminés ? C’est là la question sur laquelle se sont penchés les étudiant(e)s de 5° et 6° biotechnique en cette fin d’année 2012.

Il a d’abord fallu préparer le milieu de culture - à base de bouillon de viande et d’agar-agar, un extrait d’algues gélifiant le milieu...

Ensuite intervient la phase la plus délicate de l’expérience : il faut rapidement couler le milieu dans des boîtes de Petri, en veillant à éviter toute contamination. Des boîtes-témoins seront gardées pour évaluer la contamination des milieux lors de cette étape. Les surfaces de travail sont soigneusement désinfectées à l’eau savonneuse, ensuite à l’alcool. On ouvre les boîtes de Petri et on y coule le milieu encore très chaud. On les referme et on attend la solidification de ce dernier.

Les boîtes sont alors emmenées dans différents endroits de l’école, ouvertes sur place, laissées pendant une trentaine de minutes. Passé ce délai, les boîtes sont refermées sur place, ramenées au laboratoire, scellées à l’aide de papier collant et laissées entre cinq et sept jours à température ambiante. C’est à ce moment que l’on peut observer et dénombrer les colonies qui se sont développées. Si elles sont petites, plutôt hémisphériques et brillantes, il s’agit de bactéries. Si elles sont plus grandes, plutôt plates, mates et souvent velues, ce sont des moisissures.


[|Cette boîte a été déposée dans le fumoir des professeurs. Elle est assez peu contaminée (le local est très souvent aéré) et présente surtout des moisissures. La moisissures rouges que l’on peu observer est assez typique du lieu et peu observée ailleurs. Sans doute trouve-t-elle dans les émanations de cigarettes des éléments favorables à sa croissance|]


[|Ici, nous n’observons quasi que des bactéries. En fonction de la coloration, nous pouvons distinguer plusieurs sortes : rouges, jaunes claires, jaunes plus foncées, blanches et blanches cassées.|]

Enfin, un panneau a été réalisé et exposé dans la salle des professeurs, entraînant des réactions intéressées et quelques peu inquiètes...

Et quelles conclusions en tirer ? Tout d’abord, le travail a été bien fait. Les boîtes-témoins ont montré qu’il n’y avait que très peu de contamination durant la préparation des boîtes. Ensuite - soyons rassurés - la pollution microbiologique de l’air de nos locaux apparaît comme normale. Quelques lieux méritent des commentaires. Le fumoir d’abord. S’il est peu contaminé, on y trouve tout de même cette moisissure rouge inexistante ailleurs. Ensuite, le réfectoire : c’est le local le plus "propre", ce qui et pour le moins rassurant. Enfin, le bas le l’escalier du "nouveau" bâtiment au niveau de l’entrée de la salle de gymnastique 1, particulièrement contaminé. C’est assez logique aussi : nous sommes dans les caves, c’est plus humide, et ’est très mal ventilé.

[/Photos : J.P. Sprumont/]



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