Présentation du projet Malem-Auder
Article mis en ligne le 19 novembre 2006
dernière modification le 18 avril 2007

par André Petithan
Imprimer logo imprimer

Projet MALEM-AUDER : « Etude et partage interculturels pour une meilleure gestion des déchets et l’utilisation de produits recyclés en milieu scolaire »

Notre projet s’appelle : « MALEM-AUDER », nom provenant de la contraction du nom des 2 communes concernées : Malem-Hodar, au Sénégal, et Auderghem, à Bruxelles.
Y participeront, 12 élèves de 17 ans de l’Institut Saint-Julien-Parnasse d’Auderghem, toutes options confondues et 12 élèves de 17 ans du collège de Malem-Hodar.

Malem-Hodar est un gros village du centre du Sénégal. C’est un chef-lieu d’arrondissement, dans le département de Kaffrine et la région de Kaolack.
Le projet a démarré le 9/10/2006 et se terminera en juin 2008. Son point d’orgue sera le séjour des jeunes belges à Malem-Hodar du 26/12/07 au 5/01/08.

1) RAISONS DU PROJET

Force nous est de constater fréquemment :

-  un manque de connaissance des jeunes vis-à-vis des autres cultures avec le danger du rejet de celles-ci ;
-  la difficulté, pour certains jeunes, de mettre en place leur propre système de valeurs et de trouver leur place dans la société ;
-  une gestion problématique des déchets dans notre société en général et dans le milieu scolaire en particulier (gaspillage de papier, absence de collecte sélective des déchets, ...).

2) OBJECTIFS DU PROJET

Notre projet a 4 buts :

-  Ouvrir les élèves à d’autres paysages, d’autres cultures ; faire tomber leurs préjugés et en faire des citoyens du monde.
Il s’agit de mettre en rapport 2 réalités qui paraissent à première vue bien lointaines ; de se couler dans un tout autre mode de vie en en découvrant la richesse ; de faire l’apprentissage de la vie locale.
-  Aider les jeunes à se construire, en les ouvrant à la citoyenneté responsable et en insistant sur les valeurs de solidarité et de partage. Ils devront confronter leurs habitudes de vie, leurs difficultés de vivre avec celles d’autres jeunes de leur âge.
-  Réaliser, chacun dans son école, une analyse critique de la gestion des déchets. Les jeunes devront ensuite proposer des solutions concrètes de lutte contre le gaspillage, d’utilisation de matériaux recyclés (papier, compost, etc...), bref imaginer une gestion plus durable de leur environnement.
-  Intervenir dans l’élaboration d’un compost par les jeunes Sénégalais, valorisant ainsi les déchets ménagers : récolte de ceux-ci, préparation du compost, réalisation d’un potager biologique dont les produits amélioreront l’ordinaire des élèves.

3) COMMENT ENVISAGEONS-NOUS DE PARVENIR A NOS OBJECTIFS ?

Avant le séjour, les actions seront de plusieurs types :
-  Recherche de documentation à propos de l’autre pays sous tous ses aspects : géographique, historique, religieux...
-  Analyse de la gestion des déchets et de l’utilisation de produits recyclés à l’école, débouchant sur des actions environnementales à mettre en place.
-  Formation avec des associations spécialisées dans la préparation des jeunes à un échange interculturel, comme par exemple l’ONG « QUINOA ».
-  Réalisation d’une cassette vidéo sur les deux groupes de jeunes et leur échange.
-  Rencontre avec la communauté sénégalaise en Belgique et vice-versa.
-  Organisation d’activités lucratives pour mieux s’approprier le projet et le financer au maximum.
Toutes ces actions seront organisées par les jeunes et les coordinateurs lors de réunions qui se tiendront les mercredis après-midi et en dehors des heures de cours.

Durant le séjour de 9 jours au Sénégal :
-  2 jours seront consacrés à la prise de contact entre les deux groupes de jeunes et à la découverte de Dakar, de l’île de Gorée et du lac rose.
-  7 jours seront vécus en immersion totale à Malem-Hodar. Ensemble, les jeunes récolteront, de maison en maison, les déchets verts et les composteront. Ils aideront à la création de jardins potagers. Ils découvriront les environs, s’intéresseront aux différentes techniques agraires. Ils entreront en contact avec des ONG locales travaillant dans l’environnement. Ils prendront connaissance de la gestion locale des déchets. Ils participeront également à des animations culturelles.

Après leur retour en Belgique :
-  Une évaluation critique du projet sera réalisée, en répondant aux questions suivantes :
· Qu’ai-je appris ? En quoi ce projet a-t-il modifié ma perception des réalités interculturelles ?
· Quel impact cette expérience a-t-elle eu sur la problématique du recyclage, de la gestion des déchets et de la lutte contre le gaspillage, tant dans mon milieu scolaire que dans la ville de Malem-Hodar ?
- Un plan d’actions sera dressé pour faire adhérer, aux suites du projet, un maximum d’élèves et de professeurs.

4) QUELLE SUITE DONNERONS-NOUS AU PROJET ?

Nous espérons que ce projet aura plusieurs types de conséquences :
-  Au point de vue humain, nous espérons une transformation profonde des jeunes ayant participé au projet. Souhaitons qu’ils en sortent grandis, qu’ils acquièrent une vision différente de la société et du rôle qu’ils pourront y jouer. Espérons qu’ils relativisent le côté matériel de leur existence, qu’ils redécouvrent le respect dû aux anciens et les valeurs fondamentales de notre société. Ils deviendront les témoins de ce qu’ils ont vécu et partageront leur expérience.
-  Au point de vue humanitaire, nous espérons susciter l’organisation d’un jumelage plus complet et de longue durée entre les deux écoles et pourquoi pas, entre les deux communes.
Osons aussi rêver à une grande dalle de compostage à Malem-Hodar permettant la création de multiples jardins potagers et la fertilisation du sol.
- Au point de vue environnemental, le travail des élèves participant au projet amorcera une réflexion approfondie de tout le personnel de l’école ainsi que de tous les élèves. Ils vont ainsi générer un effet multiplicateur et seront les leviers d’une thématique nouvelle à l’école. Nous espérons étendre l’étude de la gestion des déchets et de l’utilisation des produits recyclés à celle de toute une gestion durable de l’environnement. Peut-être l’Institut pourra-t-il obtenir, dans un avenir relativement proche, un éco label ?

5) QUI VA COORDONNER LE PROJET ?

Il y a trois coordinateurs, tous trois professeurs à l’Institut Saint-Julien-Parnasse :
- Bouton Marianne
- Hardenne Sophie
- Petithan André

Contact : info@sjpa.be

Ci-joint, vous trouverez une présentation du projet en date du 10 octobre 2006.

PowerPoint - 292.5 ko
Projet Malem Auder au 10/10/06

Évènements à venir

Pas d'évènements à venir


Site réalisé sous SPIP
avec le squelette ESCAL-V3
Version : 3.79.33